Kim Wilde en 1981

kim wilde kids in americaC’est donc le 26 janvier 1981 que sort le single Kids in America (autrement dit : Les gosses d’Amérique), avec Tuning in tuning on en face B. La vidéo est publiée le même jour, et a été réalisée par Brian Grant.

À la fin de la première semaine de mars 1981, Kids in America fait irruption en 18ème place dans le Top 20 Britannique. C’est une chanson stupéfiante, avec une ambiance de « circulation », suivie d’un passage rapide de synthé, basse, batterie, et chœurs. La semaine suivante, il passe dans le Top 10, en 6ème position du classement. Il atteint enfin la 2ème place en Grande-Bretagne, s’y maintenant pendant 2 semaines, seulement précédé par le single Rockabilly This ole house de Shakin’ Stevens. Sans surprise, Kids in America s’est également bien comporté partout dans le monde, y compris aux USA (où il a aidé à démarrer la seconde « Invasion Britannique »), après que le lancement sur MTV, d’artistes originaires de Grande-Bretagne comme The Buggles, Gary Numan, Duran Duran, A Flock Of Seagulls, Spandau Ballet, ou bien encore ABC, ait éveillé l’attention de l’audience américaine, principalement grâce à l’efficacité de leurs vidéos. Le premier single de Kim s’est finalement vendu à plus de 2 million d’exemplaires dans le monde.

livret kim wilde kidsUn livret en édition limité est également publié, parallèlement à la sortie du disque. Rédigé par Ricky & Marty Wilde, et édité par Castle Musik Pty, il contient 6 pages de texte, incluant une photo de Kim Wilde, ainsi que la partition de Kids in America.

Le look ravageur et la voix de Kim séduisent un large public. Toute la presse anglaise ne parle plus que de la fille de la célèbre rock-star Marty Wilde. Toute la famille Wilde n’en revient d’ailleurs pas, Marty n’ayant lui-même jamais eu un tel succès. Aussitôt, avec la complicité de Ricky, il commence à lui écrire de nouvelles chansons.

Le 1er février le magazine Podium N° 120 contient un poster de Kim de 2 pages « Chequered Love ».

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Top of the Pops

Le 26 février, Kim et sa bande de musiciens (composée alors de Ricky Wilde aux claviers, James Stevenson à la guitare, et Calvin Hayes – fils de Mickie Most, et futur membre du groupe Johnny Hates Jazz- à la batterie) se produisent pour la première fois à la télévision. Ils interprètent Kids in America sur la chaîne BBC1, dans la célèbre émission Top of the pops (voir la prestation via youtube.com).

Pour promouvoir son disque, Kim voyage de pays en pays. Elle sait que cela fait partie du métier, elle qui a toujours suivi ses parents en tournée. Pendant 3 jours, elle visite l’Allemagne, de journalistes en photographes, et les studios de télé pour apparaître lors du programme Musikladen (voir la prestation via youtube.com).

Le 12 avril, le Matin Magazine publie le tout premier article Français sur Kim, mais plus exactement, de Kim et de Johnny Hallyday, notre rocker national. A noter qu’il a craqué pour elle, et veut être le commanditaire de ses débuts à la télévision Française. Il lui propose alors de participer à son show télé prévu fin avril, sur Antenne 2. Kim accepte donc l’invitation avec plaisir, mais le jour de l’enregistrement de l’émission, morte de trac, elle abandonne son verre de jus d’orange pour un ‘petit vin blanc’.

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Collaro Show

Le 15 avril, elle apparaît également sur la chaîne de télévision Antenne 2, dans l’émission Collaro Show. La scène se passe à l’intérieur d’un avion (il s’agit donc de sa véritable première apparition dans une émission de télévision en France, puisque la diffusion du show avec Johnny Hallyday était programmé une quinzaine de jours plus tard). Dans ce programme de comédie, créé par Stéphane Collaro, Kim joue un co-pilote dans une scène parodiant le film « Y a-t-il un pilote dans l’avion », et chante Kids in America (voir la prestation via youtube.com.

Les Français l’adoptent immédiatement !!! Mi-avril, Kids in America s’est déjà vendu à plus de 500 000 exemplaires. Devant un tel succès, sa maman décide de devenir son manager à plein temps. Ainsi, se forme un peu plus encore le clan des Wilde.

Le 25 avril, France Soir Magazine N° 11412 publie un article intitulé : Kim Wilde, le bébé boudeur du rock.

kim wilde chequered loveLe 27 avril, c’est encore un énorme succès, avec la sortie du second single Chequered love en face A, et Shane en face B. La vidéo est à nouveau réalisée par Brian Grant. Comme pour Kids in America, un livret de 6 pages est publié le 1er mai, en parallèle au single, avec les partitions de Chequered love et des photos de Kim.

Ci-après une interview très intéressante de la Radio Hofstad  (Pays-Bas), diffusée le 1er mai :
Radio Hofstad : Que trouvez-vous d’amusant dans le show-business ?
Kim Wilde : Je travaille beaucoup, et je prends beaucoup de plaisir à faire tout ce que je fais. J’aime ce que je fais, alors tout est vraiment amusant. Je peux me faire payer pour partir en vacances, des trucs comme ça. C’est ce que m’a dit mon père, c’est comme ça qu’il voyait les choses, et je pense comme lui.
1981Radio : En général, une carrière dans l’industrie musicale ne dure pas très longtemps. Avez-vous déjà des projets pour votre ‘après-carrière’ ? Est-ce que vous y pensez maintenant ? Qu’aimeriez-vous faire ?
Kim : Je voudrais qu’elle dure plus de deux, trois ans… je voudrais qu’elle dure très longtemps.
Radio : La chanson ‘Kids in America’ était-elle votre première expérience du studio ?
Kim : Non, j’avais déjà eu beaucoup d’expérience du studio avant. Principalement faire les chœurs pour d’autres personnes. Les aider un peu pour leurs enregistrements. Certaines personnes me le demandaient parce qu’elles savaient que je voulais le faire, elles savaient que je voulais devenir chanteuse. Donc être en studio est une situation toute naturelle pour moi. Ce n’est pas une expérience étrange.
Radio : Qui, par exemple ?
Kim : Ricky. Lorsqu’il était plus jeune, je chantais sur certains de ses disques. Nous faisions des chansons que mon père aurait pu écrire. Et des amis de mon père m’ont demandé de chanter pour eux. Juste pour leur rendre service, pas à un niveau professionnel.
Radio : Comment avez-vous rencontré Mickie Most ?
Kim : L’année dernière, Ricky a commencé à écrire des chansons. Il en a écrit une paire sur lesquelles il chantait et je faisais les choeurs. Il est allé voir RAK avec ces chansons qu’il avait écrites, produites, et chantées. Mickie Most les a écoutées, et il a montré beaucoup d’intérêt. Il lui a demandé de revenir à RAK, et de refaire les deux chansons qu’il avait écrites. Il fallait donc que je vienne aussi pour refaire les choeurs. Et c’est là que nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Les choeurs que j’avais chantés l’intéressaient beaucoup. Et à partir de là, tout est allé très vite. Il a pris sa décision lorsqu’il a entendu ‘Kids in America’. Il m’a proposé de me signer un contrat, et puis voilà.
Radio : Est-ce vous écrivez des chansons ?
Kim : J’en ai écrit quelques unes, mais je ne m’y suis pas encore mise très sérieusement, parce que ce n’est pas vraiment ce que j’ai envie de faire en ce moment. Je peux jouer du piano et écrire des trucs, mais on ne peut pas appeler cela des ‘chansons’. Je ne trouve pas cela simple, sinon j’en aurais déjà écrit quelques unes. En ce moment je me concentre juste sur ma voix, mon chant, l’album, et ce genre de trucs. Je n’ai que 20 ans, je ne suis pas pressée. Mais je veux écrire un jour, peut-être lorsque j’aurai un peu de temps. Je consacre la plus grande partie de mon temps libre à me relaxer et à dessiner. Je n’ai pas énormément de temps libre, et j’ai vraiment besoin de me relaxer parce que je suis très paresseuse.
Radio : Vous avez enregistré un single, puis un autre. Allez-vous sortir un album ?
Kim : Oh oui. Le prochain single va sortir en Angleterre dans deux semaines, il s’appelle ‘Chequered love’. Nous sommes en train de préparer l’album, je pense qu’il devrait sortir en fin d’été.
Radio : À quoi pouvons-nous nous attendre, pour cet album ?
Kim : Il y aura des musiques assez variées. Tout ne ressemblera pas à ‘Kids in America’, ou même au prochain single ‘Chequered love’. Il y a quelques chansons Reggae. Beaucoup de styles très différents. Cela devrait être très intéressant.
Radio : Quels styles de musique aimez-vous ?
Kim : J’ai des goûts très éclectiques. J’aime le Reggae, Steel Pulse, Elvis Costello, la Soul et le R&B, Aretha Franklin, la voix de Frank Sinatra. Beaucoup de styles différents, je pourrais en citer plein d’autres. J’aime tous les genres de musique, la Country, le Classique. Je les aimes tous à certains moments bien précis, vous voyez ce que je veux dire ?
Radio : Qu’est-ce que vous écoutez le plus ?
Kim : Je ne sais pas, je crois que je n’écoute plus beaucoup de musique. Je garde cependant ma collection, même si je ne les écoute pas souvent, peut-être que je m’y remettrai bientôt. En général, j’écoute un album de Dusty Springfield, des albums de Soul. Ça dépend de mon humeur… Parfois Elvis Costello… Ça dépend…
Radio : Qu’est-ce qui vous a le plus influencé, musicalement parlant ?
Kim : Principalement ceux que je viens de citer. Tous ces trucs-là. Je crois que ma voix, et le feeling que j’ai pour la musique sont plutôt Soul. Comme Aretha Franklin, une chanteuse de Soul très talentueuse comme Stevie Wonder, Randy Crawford… Tous ces chanteurs de Soul, vraiment doués… Je crois que ce sont des chanteurs de ce genre qui m’influencent beaucoup.
Radio : Vu que vous n’écrivez pas vos chansons, qui le fait pour vous ?
1981-1Kim : Mon frère. Mon père écrit les paroles. Il réussit bien parce qu’il me parle de ce qu’il écrit. Et je lui donne mon avis sur ce qu’il écrit. C’est pour cela que je ne me sens pas déconnectée. J’ai le sentiment qu’après en avoir discuté, s’il m’a demandé mon avis et si je n’ai pas aimé, alors il m’écoute et il peut éventuellement améliorer la chanson. Il la modifiera si je pense qu’il faut le faire. Nous avons une relation de travail qui fonctionne très bien.
Radio : Musicalement parlant, quel genre de disques votre père et votre frère écoutent-ils ?
Kim : Ricky aime Adam and the Ants, The Skids, Devo, et des trucs de ce genre. Du bon vieux Punk-Rock. Des trucs bruyants. J’aime vraiment cela aussi, je trouve ça génial. Il n’écoute pas tant de disques que cela, il n’a pas autant de temps libre que moi, et je n’en ai moi-même actuellement pas beaucoup.
Radio : Il écrit dans son propre style, vous aimez chanter dans votre propre style. Cela n’engendre-t-il pas des conflits entre vous ?
Kim : Rarement. Il n’y a pas eu de conflit jusqu’à présent. Son style d’écriture fait que ses chansons sont très variées. Je pense qu’il ne se laisse pas influencer par les styles des autres groupes au point de commencer à écrire comme eux. Il les écoute, mais ne les copie pas. Il les façonne à sa manière. En Angleterre, certaines personnes disent  » Vous avez votre style personnel « . Ça, c’est Ricky. C’est son propre son, il ne ressemble à aucun autre. Nous le construisons ensemble. Il n’y a aucun conflit entre nous à ce sujet. Nos goûts musicaux sont très similaires.
Radio : Quel âge a-t-il ?
Kim : Dix-neuf ans.
Radio : Il est plus jeune que vous ? Et il a commencé à travailler en studio avant vous ?
Kim : Eh bien, il… (elle réfléchit).
Radio : Que faisait-il il y a quelques années ?
Kim : Quand il était plus jeune, il a fait quelques chansons, vers l’âge de 10 ans. Des chansons d’ado. Des trucs qu’il préférerait oublier maintenant. Et à l’époque, je faisais les chœurs. J’avais dix ans, il en avait neuf. Nous avons tous deux vraiment été élevés dans des studios en quelque sorte, vous voyez.
Radio : Donc le studio est votre deuxième maison ?
Kim : D’une certaine manière oui, c’est ça. (Fin de l’interview)

flexipop juin 1981 100Le 1er juin, le magazine Anglais Flexipop publie un article sur : Une journée dans la vie de Kim Wilde.
Kim Wilde : Je me lève en général vers 10h du matin. La première chose que je fais est de me brosser les dents, puis je me maquille, et ensuite je m’habille. Je n’aime porter qu’un pantalon et un top, noir de préférence. Je n’ai pas remis une robe depuis l’année dernière, quand j’étais à l’université des Arts. Après avoir ingurgité un bol de ‘Rice Krispies’, je joue avec ma petite soeur Roxanne (qui est encore un bébé). Elle m’appelle ‘Maman’.
Je vais à ma maison de disques RAK à Londres, à peu près trois fois par semaine. J’y vais parfois en voiture depuis notre maison de Welwyn Garden City, avec ma Coccinelle (Volkswagen), que je possède en commun avec mon frère Ricky. Mais aujourd’hui c’est ma maman qui m’a déposée. Avant d’y aller, j’achète toujours une pomme. J’aime toutes sortes de fruits.
Oh, et j’aime jeter un coup d’oeil aux rayonnages des marchands de journaux. On y trouve des magazines vraiment chouettes.
Aujourd’hui, j’ai fait une séance de photos avec quelqu’un du ‘Sunday Express’. Pour une raison quelconque, il voulait prendre une photo de moi en train de tenir un appareil photo. Je fais très peu de séances. Je déteste sourire aux appareils-photos.
Pendant la journée, je vois en général Jennifer Merriman, l’assistante personnelle de Mickie Most chez RAK, qui m’informe de mes ventes de disques au Royaume-Uni, et Sonja Hardy qui s’occupe des ventes à l’étranger. Aujourd’hui, j’ai découvert que mon single est classé dans les charts Danois, Suédois, Belges, Allemands, Néerlandais, et Irlandais. J’ai fêté cela en jouant un morceau au piano.
Je ne mange pas beaucoup. De temps en temps, je me glisse dans les cuisines de chez RAK, et je me fais un sandwich grillé au fromage et une tasse de thé. Les seules fois où je prends un véritable repas sont lorsque ma maman cuisine quelque chose quand je rentre à la maison le soir.
Aujourd’hui, j’ai eu à faire une interview avec un journaliste Suédois. Les interviews ne me stressent pas. Rien ne me rend nerveuse.
Avant de partir vers 18 heures, j’aime bien écouter un peu des chansons au juke-box du bureau. La première chose que je fais quand je rentre à la maison, c’est de me démaquiller. Ensuite je prends une autre tasse de thé, puis un agréable long bain. Le reste de la soirée, je joue avec ma sœur, ou je descends au pub du coin pour boire un verre avec des amis. Non, pas avec d’autres pop-stars. Je n’en côtoie aucune pour l’instant. Je rentre vers 1 heure du matin. Au lit, je ne garde que le t-shirt que je portais dans la journée, et rien d’autre. Je suis fainéante, et j’ai la flemme de passer une nuisette ». (Fin de l’article)

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Kim poursuit la promotion de Kids in America et de Chequered Love, notamment en Belgique et aux Pays-Bas.

joepie juin 1981 100Le magazine Belge Joepie publie un article le 7 juin : La vitesse à laquelle tout s’est passé, a étourdi Kim pendant un certain temps.
Kim Wilde : J’ai été simplement surprise de tout. Avant que je ne m’intéresse à faire quelque chose dans la musique moi-même, je le voyais juste comme la profession de papa, et plus tard de Rick. Maintenant que je suis dans l’entreprise moi-même, je me sens dépassée. Il y a quelques mois je chantais à la maison, et maintenant je dois aller au Japon parce que le morceau est devenu un hit là-bas aussi. Les Japonais mangent ce genre de musique. En deux mois de temps, j’ai visité quatre pays, j’ai chanté la chanson plus de 40 fois devant une caméra, vu plus de 200 photographes, et j’ai donné quelque 400 interviews. (Fin de l’article)

Tandis qu’elle apprécie le succès, Kim est consciente qu’il y a encore beaucoup à faire avant qu’elle ne devienne une star, et quand elle aura fini de faire la promotion dans toute l’Europe, elle commencera à enregistrer son premier album, car Ricky lui a écrit quelques chansons durant cette promotion (il voyage toujours avec son mini-clavier et son magnétophone) !!!

bravo 11 juin 1981Le 11 juin, le magazine Allemand Bravo publie un article intitulé : Kim Wilde, ses secrets les plus intimes.
Bien que Kim ait grandi en cette atmosphère féerique, entourée de luxe, elle est plus modeste et plus adulte que la plupart des personnes de son âge. Pour elle, une grande soirée ne consiste pas à visiter des discothèques, des petits amis, et avoir une conversation superficielle. Elle se sent tout aussi bien à l’aise de rester à la maison avec ses parents et ses frères et sœurs, à écouter des disques, à faire la cuisine, ou de la couture. Son passe-temps préféré est de s’occuper de sa petite soeur Roxanne (2 ans). Elle lui prépare son repas, l’aide à s’habiller, et l’emmène jouer.
Son frère Ricky a toujours été son meilleur ami. Avec sa mère, elle parle comme si elle était sa sœur cadette. Son père est son grand modèle : avec lui, elle peut discuter de tout ce qui se passe dans son monde. Il l’a averti dès le début sur les dangers du show-business, comme ceux de fumer et de boire.
Son temps libre, elle le passe dans le jardin, où elle a créé un petit étang avec des nénuphars et des poissons rouges. Ou bien, elle s’assoit au piano pour jouer son morceau favori, Prélude de Chopin. Elle se retire régulièrement dans sa propre chambre pour y dessiner des portraits de gens qu’elle rencontre dans les rues, ou dans les magasins et restaurants.
Pour sa mère, elle va avec sa vieille Mini Cooper dans le village voisin de Saint-Albans faire des courses. Parfois, elle répond à certains vieux amis du collège d’Art où elle a passé un an. Elle rougit à recevoir des compliments, et aime s’habiller de façon décontractée, afin qu’elle garde un profil bas.
Kim et Ricky n’ont pas eu beaucoup d’argent de poche quand ils étaient jeunes. De cette façon, ils ont découvert les magasins de seconde main pour acheter des vêtements à bas prix.
1981-2Kim aime passer ses loisirs à dessiner et à chanter. Après l’école, elle a passé une année à l’école d’Art :
Kim Wilde : J’ai toujours voulu être chanteuse, mais quand j’ai quitté l’école il n’y avait pas de possibilité pour cela, alors j’ai décidé de me concentrer à mon autre hobby pendant un certain temps. Mes dessins ne sont pas mauvais, mais pas assez bon pour les montrer au monde. Je les fais pour mon propre plaisir. Je donne seulement le dessin lorsque je fais le portrait de quelqu’un. Mes dessins sont souvent fait dans les studios d’enregistrement et de télévisions, car vous devez rester assis et attendre pour un long moment. Quand il n’y a rien à faire, je préfère prendre mon carnet de croquis et en tirer quelque chose. Si j’avais plus de temps, mes dessins monteraient au-delà du niveau amateur. J’ai du talent. Ce n’est pas difficile pour moi de faire un bon dessin de toute façon. Musicalement, je veux chanter autant de styles musicaux différents que je le peux, style Reggae et Soul, comme mes grandes influences musicales : Stevie Wonder, Aretha Franklin, et Randy Crawford. Mais j’écoute tous les genres de musique, de Bach à Elvis Costello. Je n’ai pas beaucoup de temps pour écouter de la musique à l’heure actuelle, mais j’achète les disques des artistes qui me semblent intéressants.
Kim n’écrit pas ses chansons elle-même :
Kim : Je n’ai pas l’inspiration. Je reçois des idées de temps en temps, et je les mets sur le papier, puis je les joue sur le piano, mais elles ne sont pas de vraies chansons. Je suis encore jeune. Je veux me concentrer sur ma voix pour l’instant, et ma carrière en tant que chanteuse. Les quelques instants que j’ai pour moi-même, je me repose ou je lis un livre. J’ai lu le livre sur la vie de la Suédoise Greta Garbo, et je ne pourrais pas vivre comme ça. Je suis un peu paresseuse, mais rester assise dans la maison toute la journée et ne rien faire, comme Garbo, n’est pas pour moi. Vous devez faire quelque chose. Tout le monde s’efforce de trouver du bonheur et du succès… N’est-ce pas ?
(Fin de l’interview)

albumkimwildeLe 29 juin, le tout premier album est prêt, et sort enfin dans les bacs. Il est simplement intitulé KIM WILDE. Le disque est surtout orienté Rock, mais il contient aussi un morceau Reggae, et un autre avec des cuivres. Il comporte dix titres, et les paroles ont été écrites en à peine trois semaines, par Marty et Ricky.

Le 1er juillet, le magazine Néerlandais Popfoto publie l’article suivant : Kim Wilde veut tout faire mieux.
Marty Wilde a été un rocker mondialement connu, et sa fille Kim était l’une de ses plus grandes fans. Maintenant, elle ne veut pas être rattachée à son célèbre père. Ou l’est-elle… ?
Kim Wilde : On m’appelle toujours « La fille de Marty Wilde » ! J’ai prouvé que je pouvais faire mon propre truc, et je n’ai pas eu besoin de la célébrité de mon père, n’est-ce pas ? Je suis une star maintenant, et mon père l’était il y a vingt ans. Mais il n’est pas nécessaire que les gens nous relient. Aussi, je fais de la musique qui est très différente de ce que mon père a fait à l’époque. Il était un réel rocker. Il n’aime pas non plus que je ne sois pas considéré comme un personne à part entière. Il peut vraiment se mettre en colère à ce sujet. Je dois beaucoup de mon succès à papa. Lui et mon frère Ricky ont écrit et produit mes disques. Mais dans l’avenir, je voudrais en faire plus moi-même. Et le faire bien ! Parce que je veux conquérir le monde, et je le ferai. Regardez-moi faire ! (Fin de l’article)

poster 1981 100Le 1er juillet sort le magazine Poster, qui est publié par Lois Jeans Import Benelux, et écrit par le dj néerlandais Tom Mulder. Il est constitué d’une grande affiche plié sur 4 pages. Chaque numéro est consacré à un artiste différent, et le Vol 6 n° 4 est dédié à Kim Wilde. Cette offre spéciale est essentiellement remplie de photographies, avec à chaque fois un petit texte correspondant aux images de Kim.

Le 9 juillet, le magazine néerlandais Hitkrant publie  ceci : C’était un secret depuis longtemps, mais maintenant c’est confirmé, Kim Wilde est amoureuse ! C’est une pitié pour tous ses fans masculins, mais elle a laissé son cœur au bassiste du groupe Tenpole Tudor, Dick Crippen. Nous nous demandions pourquoi elle n’arrêtait pas de dire « Wunderbar » à tout le monde pendant que nous visitions son studio anglais, mais c’est maintenant évident : c’est précisément le titre du nouveau single de Tenpole Tudor. (Fin de l’article)

Le 13 juillet, Kim est à nouveau invitée sur Antenne 2, pour le show télé Deux étrangers où elle interprète Chequered love.

kim wilde water on glassLe 17 juillet, c’est la sortie du 3ème single : Water on glass en face A, et Boys en face B. Bien que sorti sans vidéo promotionnelle, et disponible seulement au Royaume-Uni, ainsi qu’en Irlande, ce nouveau morceau lui ouvrira les portes des frontières de plusieurs pays.

Kim interprète notamment ce titre dans les émissions Top of the Pops (voir la prestation via youtube.com). et Musikladen (voir la prestation via youtube.com).

Le 1er août sortent les livrets Water on Glass et Boys édités par Chappell et rédigés par Ricky et Marty Wilde. Ils contiennent chacun 6 pages avec des photos et les partitions respectives.

kim wilde fan club introduction 100Ce même jour, sort le magazine d’introduction Fan Club Officiel de Kim Wilde, publié par Big M Productions (la société de production de Marty Wilde). Le support présente les membres du Fan Club. Il contient six pages de photographies en noir et blanc, tandis que la couverture et le dos sont en couleur. Il y a la biographie de Kim, de Marty et de Ricky, ainsi que des commentaires sur toutes les chansons de l’album Kim Wilde.

Kim attend avec impatience de faire quelques concerts, et elle est à la recherche d’un groupe, mais il faudra attendre l’année prochaine pour que cela se produise. Elle est la première artiste à vouloir chanter en live, et c’est ce qu’elle a fait dans l’émission Top of the pops du mois de mai dernier. Elle pense que le fait d’être en direct donne une autre dimension à l’émission.

Le 1er août, le magazine Néerlandais Popfoto publie un autre article sur Kim : Une journée de shopping avec Kim Wilde.
« Regardez, ce qu’est un grand magasin antique ! », crie joyeusement Kim, au cours d’une de ses virées shopping à travers les beaux et moins beaux quartiers de Londres. Popfoto était avec elle pour une journée…
« J’adore me déplacer une fois de temps en temps », dit Kim. « J’emprunte la voiture de ma mère et je viens jusqu’ici. Parfois avec mon frère Ricky, mais le plus souvent seule. Nous avons toujours été protégés par nos parents, ce qui explique pourquoi nous pouvons gérer notre argent à bon escient. J’achète tous mes vêtements dans un grand nombre de magasins d’occasions à Londres. »
Kim découvre une boutique d’antiquités et y entre : « Regardez, ce qu’est une grande veste ! Je pense qu’elle serait bien sur moi, je vais l’essayer ! » Elle demande au vendeur le prix de la veste. « Quoi ? Vingt livres ? C’est trop pour une vieille chose. » Kim décide de ne pas prendre la veste. Elle voit un livre sur la peinture primitive. Le titre est « L’art innocent ». Le prix est bon. Elle paie immédiatement et sort avec le livre. Juste devant le magasin d’antiquités, où deux vieux fauteuils sont en attente d’un acheteur, Kim s’assied au soleil et feuillette son livre, puis nous demande si nous avons faim comme elle.
Après une visite à la boulangerie et à l’épicerie, nous irons à la maison de notre photographe anglais, qui nous a accompagné aujourd’hui. Kim fait nos sandwichs. « Je fais toujours ça à la maison, pour ma sœur Roxanne âgée de 2 ans », dit Kim en riant.
Nous nous dirigeons ensuite vers un parc voisin, où Kim donne à manger aux oiseaux avec des morceaux de pain. Les pigeons volent ensemble à ses pieds jusqu’à ce que le pain soit disparu. Elle s’assied dans l’herbe, satisfaite. Quand nous disons au revoir à Kim à la fin de la journée, elle dit : « Dans un mois je serai en Australie et en Afrique du Sud, pour promouvoir mon premier album  » Kim Wilde « . Ainsi, vous pouvez vous attendre à me voir en début d’année prochaine en Hollande, pour quelques concerts. Je vous verrez alors ! ».
Juste avant qu’elle ne reparte dans la Mini Cooper de sa mère, elle s’arrête, ouvre la fenêtre de la voiture, et nous fait un signe de la main… (Fin de l’article)

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kim wilde fan club news 1 100Le 13 août, le magazine Salut ! N°154, contient un poster 1 page avec les paroles de Kids in America.

Le 1er septembre, sort le premier magazine du Fan Club, intitulé Kim Wilde Fan Club News. Celui-ci permet aux fans qui y adhèrent de tout savoir au fil du temps sur Kim. Il y a des photos, des questions de fans, des t-shirts à acheter, des concours, etc. Il paraîtra tous les deux mois. Dans ce tout premier numéro, il y a des informations sur le nouveau single Water on glass, un résumé de la carrière internationale de Kim dans toute l’Europe, et une lettre de Kim. On trouve aussi un concours pour tenter de gagner le top noir et blanc que portait Kim dans la vidéo de Kids in America, ainsi que les paroles de Cambodia, Watching for shapes, et Boys. De plus, il y a possibilité de commander deux t-shirts différents de Kim.

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Studio 3

Le 1er septembre le magazine Podium N°115 publie un article intitulé : KIM WILDE.

Le 2 septembre, le magazine Salut ! N°155 publie l’article : Tout sur Kim Wilde.

Toujours le 2 septembre, Kim apparaît à nouveau à la télévision Française, dans l’émission C’est du Spectacle sur la chaîne A2, présentée par Thierry Le Luron où elle interprète Kids in America.

Elle apparaît également sur la chaîne FR3 dans l’émission Studio 3. Elle y interprète Chequered Love.

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loveaffair1Le 5 septembre, dans le magazine de mode Love affair, Kim nous présente quelques pièces de sa collection de vêtements :
Photo de gauche  : « Un ami m’a donné cette veste bleue – il y a une robe qui va avec. Elle vient d’une braderie. Le chemisier blanc à froufrous est de Johnsons, mon magasin préféré. Le jeans Levis est vieux, et il était à ma mère. Je l’ai trouvé dans le grenier à la maison quand mon dernier jeans était trop usé. Les bottes, je les ai achetée à Place Welwyn Garden City il y a trois ans. Je ne les avais pas portées, mais maintenant je les aime vraiment. »
Photo de droite : « J’ai acheté cette chemise à Amsterdam – elle est très longue, alors j’ai l’habitude de la porter à l’intérieur, avec des jeans et des pantalons. J’aime les couleurs, car ils vont avec toutes mes choses noires, comme ce jeans qui vient également de chez Johnsons ».
loveaffair2Photo de gauche : Kim portait cette veste de smoking noir dans la vidéo de Kids in America. Elle a coûté 4 £ (avec un pantalon assorti) dans un magasin local d’Oxfam. « Je porte la veste telle quelle est – très grande ! Je n’ai pas eu le temps de reprendre le pantalon qui est énorme ! Portée avec un simple t-shirt blanc uni et un jean Johnson noir serré, elle semble étonnante ».
Photo de droite : Vieille gabardine d’école traditionnelle achetée pour 1 £ à la boutique Help the Aged, située à proximité de St Albans, où Kim est allée au collège.

Le 10 septembre, le magazine Allemand Bravo publie un article sur ce que pense Ricky de sa sœur :
Bravo : Vous écrivez en collaboration avec votre père Marty les chansons de votre sœur Kim, et vous êtes également son producteur. Que pensez-vous de votre sœur, en tant que son frère ?
Ricky Wilde : Je pense qu’elle est grande. Elle est très naturelle, et semble avoir été faite pour son travail en tant que chanteuse. Je crois que Kim a un très grand avenir devant elle.
Bravo : Avez-vous découvert votre sœur en tant que chanteuse ?
Ricky : J’ai apporté au producteur de disques Mickey Most quelques chansons que j’avais écrit. Il a immédiatement aimé la chanson Kids in America , et il était tellement enthousiaste qu’il a voulu faire un disque avec Kim tout de suite !
Bravo : Comment est Kim en tant que sœur ? Quels sont ses bons et mauvais points ?
Ricky : Je pense que le point négatif c’est qu’elle ne fait jamais le thé pour la famille. Elle n’aide jamais dans le ménage de toute façon, sauf lorsqu’elle joue avec notre petite sœur. Mis à part cela, Kim est correct dans tous les autres aspects. Elle peut faire des choses. Elle est très rapide, travaille très dur en studio, et ne prend jamais rien mal.
Bravo : Vous vous entendiez bien quand vous étiez enfants aussi ? 
Ricky : Quand j’avais neuf ou dix ans, nous ne pouvions pas nous entendre du tout. Nous nous querellions en permanence. Puis, plus tard, vers seize, dix-sept ans, nous nous sommes rapprochés.
Bravo : Êtes-vous jaloux comme un frère, que Kim ai tant d’admirateurs ?
Ricky : Non, pas du tout.
Bravo : Avez-vous, vous et votre sœur, les mêmes amis ?
Ricky : Oui. Nous aimons le même genre de personnes. La plupart font des études ou travaillent dans des emplois « réguliers ». Kim connaît beaucoup d’entre eux du collège d’Art. La nuit, nous sommes souvent ensemble dans notre pub local, un bar à vin, et nous discutons de choses et d’autres.
Bravo : Quels hobbies avez-vous ?
Ricky : La musique. Composer et écrire des paroles me prennent la plupart de mon temps libre. Un de mes passe-temps favoris est de conduire des voitures. J’ai une VW Beetle. Mais je veux acheter une voiture plus grande bientôt, probablement une Mercedes.
Bravo : Quelle voiture préfère Kim ?
Ricky : Elle aime les voitures américaines. Elle aimerait avoir une grande Cadillac. Je pense qu’avec ces voitures de luxe vous êtes chanceux si tout va sans problème. Et puis il y a la consommation d’essence… 
Bravo : Vous venez d’une famille très musicale. Faites-vous aussi de la musique à la maison ?
Ricky : Non. Je joue juste mes chansons nouvellement écrites sur le piano. Ma mère joue aussi un peu. Mais elle est plus la femme d’affaires à la maison.
Bravo : Est-ce Kim joue du piano aussi bien ?
Ricky : Oui. Elle joue très bien, presque comme un professionnel.
Bravo : Est-ce vos parents qui voulaient que vous appreniez à jouer du piano ? 
Ricky : Oui. Quand j’avais dix ans, j’ai dû apprendre, même si je ne voulais pas. Je détestais ces heures. Kim a dû apprendre avec moi. Le professeur est toujours venu chez nous. Je trouvais les morceaux de musique Classique, que nous devions étudier, si ennuyeux que je voulais jeter la partition. Je voulais apprendre des morceaux plus modernes à la place. Je préfère aussi la guitare. J’ai appris moi-même. (Fin de l’interview).

studio 3 81

Studio 3

Le 30 septembre, Kim apparaît à nouveau dans l’émission Studio 3, sur FR3. Elle y interprète cette fois-ci le titre Chequered Love.

podium 10 1981 100Le 1er octobre, le magazine Podium N°116 publie à son tour un article sur Kim, intitulé : Face-à-face Kim Wilde/Kim Carnes.

Le 5 octobre, Kim apparaît cette fois-ci, sur la chaîne de télévision TF1 pour l’émission Avis de Recherche présentée par Patrick Sabatier. Elle interprète Kids in America et reçoit ensuite un disque d’or pour les ventes de ce même tube.

Puis le 28 octobre, le magazine Salut N°159 publie un petit article : Un disque d’or pour Kim.

poprocky octobre 1981 100Le 28 octobre encore, le magazine Allemand Pop/Rocky publie cet article : Les petits et gros secrets de Kim Wilde.
La Brigitte Bardot du Rock and roll ou La blonde platine du Rock, Kim Wilde va de succès en succès, et vraiment elle est une déesse du Rock, avec ses lèvres rouges sexy, sa coiffure sauvage, et son regard profond. Mais les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être ! On ne rencontre pas par hasard une fille sympa comme Kim. Elle est ouverte, et a ses petits et grands secrets comme n’importe quelle autre fille.
« C’est vrai », rit Kim. « Je suis sûre que ma célébrité soudaine ne m’a pas beaucoup changé. J’ai encore un grand désir de me marier un jour et d’avoir des enfants. J’aime les enfants plus que tout. Très ‘normale’, ne pensez-vous pas ? J’ai une famille qui se tient derrière moi pour tout ce que je fais. Elle me soutient, et me donne force et confiance en moi. Nous travaillons vers un objectif commun ».
Et c’est la même chose à la maison. La vie de famille passe avant tout. Joyce, la mère, et Marty, le père, prennent soin autant qu’ils le peuvent de leurs trois enfants, Kim (20 ans), Ricky (19 ans), Roxanne (2 ans). « J’adore jouer avec Roxanne, et je le fais aussi souvent que je le peux. Je peins beaucoup, ou je vais promener les deux chiens que nous avons dans le parc », dit Kim. « Et quand j’ai besoin de câlins, nos deux chats viennent ».
Un copain à câliner, Kim n’en a pas. « Je n’ai pas rencontré la bonne personne encore. Pour le moment je n’ai pas le temps d’avoir un petit ami de toute façon, parce que le temps libre qu’il me reste, je le passe avec ma famille ».

livret kimwilde 1981 100Le 1er novembre, les éditions International Music Publications publient un livre de 64 pages. Il contient les partitions de tous les titres de l’album Kim Wilde, avec de nombreuses photos et différents articles de presse réunis pour l’occasion.

kim wilde cambodiaLe 2 novembre, sort le quatrième single Cambodia, issu de son prochain album, avec en face B Watching for shapes. Les paroles ont été écrites par Marty qui, contrairement à Kim, est très intéressé par la politique et les événements mondiaux (c’est une chanson d’amour mystérieuse, qui se passe pendant la guerre du Cambodge : il s’agit de l’histoire d’un pilote américain qui s’envole une nuit, et disparaît. Son épouse n’aura plus de nouvelles de lui, et ne le reverra jamais…). À l’origine, les paroles ont été écrites à la première personne. Mais comme Kim ne pouvait s’identifier à la femme en question, le texte a été changé pour pouvoir être chanté à la troisième personne). C’est un énorme succès, et le morceau fait le tour du Monde. En France, il reste notamment cinq semaines N° 1 dans les hits parades (plus d’un 1 million de 45 tours vendus rien que chez nous !). Une vidéo sort le même jour. Elle a été enregistrée à Shepperton Film Studios, et c’est encore Brian Grant qui la réalise, comme pour les deux précédentes.

joepie novembre 1981 100Dans le magazine Belge Joepie, du 8 novembre, Kim et Ricky sont interviewés sur leur relation frère et sœur :
Kim Wilde se rappelle toujours de cette bataille avec son frère Ricky, après  ‘l’emprunt’ de son LP. Et Ricky dit que les injures dans leur jeunesse ne semblaient jamais finir. Cela a bien changé. Kim et Ricky sont devenus de grands amis.
Kim Wilde : Plus que cela, Ricky est mon meilleur ami, et je peux vraiment parler avec lui de mes problèmes.
Joepie : Votre relation était beaucoup plus tendue auparavant ?
Kim : C’est peu dire. Il y a quelques années nous étions comme chien et chat. Mes parents sont presque devenus dingues. Nous nous battions toujours et j’étais souvent coupable.
Joepie : Pourquoi ?
Kim : J’étais terriblement jalouse de Ricky. Il était très populaire à l’école, et je ne l’étais pas. Cela m’agaçait. J’avais l’habitude de me venger en disant des choses fausses à maman et à papa.
Ricky Wilde : Kim racontait toujours des histoires. J’ai souvent été puni à la maison. Mais malgré tout je ne pouvais pas la haïr pour cela. Nous faisons beaucoup mieux maintenant de toute façon.
Joepie : Qu’est-ce qui a fait ce changement de relation si radical ?
Kim : C’était notre passion commune pour la musique, et peut-être juste le fait de grandir. Mais surtout cela a été la musique.
Ricky : Notre réconciliation a commencée avec un énorme combat. Te souviens-tu que tu m’as volé deux disques parce que tu les aimais, et que tu voulais les garder pour les écouter chaque fois que tu voudrais. Lorsque je l’ai découvert, j’étais très fâché. Mon père a dû nous séparer.
Kim : Tu peux parier que j’aurais gagné le combat ! Mais cet incident nous a fait nous rendre compte que nous aimons la même musique. Nous nous sommes assis pendant des heures à écouter la même musique. Nos goûts avaient beaucoup de similitudes.
Joepie : Peut-être que c’est le fondement de la réussite de votre travail d’équipe ?
Kim : Je pense que oui. Je n’ai jamais eu à me soucier des chansons que j’enregistre. Ricky sait ce que j’aime, et plus important encore, il sait ce que je peux manipuler avec ma voix.
Ricky : Kim est trop modeste. C’est formidable de faire des chansons pour elle. Elle les chante parfaitement. Quand j’écris une chanson, je peux déjà entendre dans ma tête comment la chanson doit sonner. Et Kim a seulement besoin de quelques conseils pour savoir ce que je veux. Cela ressemble presque à de la télépathie. (Fin de l’interview).

smashhits 1981 100Le 12 novembre, le magazine Anglais Smash Hits publie l’article : Planète Kim Wilde. Mark Ellen nous raconte un entretien entre rêve et réalité.
Kim Wilde s’éloigne de la platine disque et s’affale sur un sofa. Les enceintes diffusent le nouvel album d’Elvis Costello, seulement couvert par de vilaines quintes de toux. Elle n’est pas en très bonne santé en ce moment.
Kim Wilde : Je suis une vraie tête de lard. Vous savez, du genre : Je fais ce que je veux . Ce qui me crée parfois des ennuis. Dernièrement, je me suis mis dans la tête que je n’étais pas en forme, et j’ai décidé que le matin j’irais courir. Papa m’a dit : « Attention Kim. Tu vas t’abîmer les pieds si tu ne portes pas de chaussures adaptées, et tu vas prendre froid si tu ne te couvres pas ». Je me suis dit : « N’importe quoi ! » Et maintenant, voyez dans quel état je suis : j’ai une bronchite, et je me suis fait mal aux pieds !. Elle appuie doucement avec son doigt sur la semelle de sa botte verte en daim. « Ici, c’est très sensible », dit-elle, grimaçant de douleur.
RAK, sa petite mais incroyablement efficace maison de disques, la gère de la même manière que le fait sa famille : avec simplicité, et de façon assez protectrice. Elle représente quelqu’un qui est non seulement leur principale source de revenus, mais aussi le précieux rejeton d’un chanteur de Rock autrefois célèbre.
Et, il faut bien l’admettre, après avoir suivi les carrières de son père Marty, et de son frère Ricky (ado-star au début des années 70, qui maintenant écrit et produit les chansons de Kim), elle aurait déjà été éjectée de l’univers impitoyable de l’industrie musicale, si elle n’avait pas cette capacité à éviter les écueils.
Kim a les pieds sur terre, est pleine d’entrain, et on l’apprécie immédiatement. Très éloignée de la Kim Wilde dépeinte dans la presse. Des journaux ont tendance à la présenter sous l’angle de la ‘starlette bombe sexuelle coquine’. D’autres font le portrait d’une artiste plutôt délicate.
Kim Wilde : Vous voyez, ce genre de truc !
Kim Wilde, allongée sur les coussins dans une position curieuse. Cette minette merveilleuse, sensuelle et sexy, avec sa crinière blonde comme une lionne, se tourne vers moi et me dit, ses lèvres pulpeuses faisant une moue boudeuse…
Kim : Non ! Qu’est-ce que c’est ringard ! Mais cela ne me dérange pas plus que ça. En fait, je n’en ai rien à faire. J’ai des choses bien plus intéressantes à penser. Vous voyez, il existe ce mot magique : ‘art’. Il y a un manque flagrant de respect pour les stars de la Pop, mais si les gens vous plaquent dessus un autocollant  » art « , alors ils ne se sentent plus vraiment coupables de vous aimer. C’est cela le problème : les gens se sentent coupables d’aimer. Regardez Adam Ant, ou quelqu’un dans le genre, chanter à la télévision. Les gens essaient toujours de se justifier quant à la musique qu’ils aiment. Ils ne veulent pas admettre que c’est une simple réaction viscérale, naturelle : on aime ou on n’aime pas. S’ils acceptaient simplement d’écouter leurs émotions au lieu de tenter de trouver des justifications rationnelles, alors la vie serait bien plus simple.
Cela dit, toutes ces tentatives de classifier le style de Kim Wilde n’existeraient pas si elle n’avait pas obtenu un énorme succès. Et pas seulement en Angleterre : son disque a été numéro un dans treize pays, et n’est même pas encore sorti aux États-Unis. Elle est très célèbre, de la Finlande à l’Australie. Elle a vendu plus de disques en dix mois, que son père ces vingt dernières années. Pas mal pour quelqu’un qui ‘Ne voulait chanter que de temps à autre, mais souvent quand même’, et qui n’a pas encore donné le moindre concert. Fort heureusement, elle garde une grande humilité, car elle sait qu’elle n’a pas fait ses preuves.
Kim : Je parlais l’autre jour à un de mes amis qui a un boulot traditionnel ‘8h – 18h’. Et je lui disais que je ne le supporterais pas ! Même lorsque j’ai eu ce travail le week-end, dans une serre, je m’endormais sur les œillets. Si je n’étais pas devenue cette …chose(elle glousse de rire), cette pop-star, je serais devenue une vraie perdante, j’aurais tout laissé tomber. Je ne supporte pas la routine. Ce que je déteste le plus, c’est de me lever le matin.
Cependant, la perspective de la tournée et de ses contraintes ne semble pas l’inquiéter. Raisonnable comme à l’accoutumée, elle admet que ce sera une bonne éducation à la discipline, et que ce sera un entraînement bienvenu pour ses cordes vocales. Donc, jusqu’à cette première apparition live (qui devrait coïncider avec la sortie de son deuxième album, en mars prochain), elle continuera à être ce personnage plutôt insaisissable qu’on ne voit qu’à la télévision ou sur des photos, et pas en coulisse d’un concert ou dans la rubrique ‘potins’ des magazines.
Il n’est guère étonnant qu’elle se coltine cette image : dans la vraie vie, tout se passe comme si Kim était transparente.
Kim : Je comprends ce que vous voulez dire. J’étais chez le boucher l’autre jour et un petit garçon est venu vers moi et m’a dit : « Vous êtes Kim Wilde ? ». Je lui ai répondu oui. Et il a dit : « Mon dieu ! Vous faites souvent les courses ? », et il m’a demandé quelle voiture j’avais. Je lui ai dit que j’avais une Coccinelle Volkswagen. Et il m’a répondu qu’il pensait que les stars de la Pop avaient de grosses voitures. Et des gardes du corps. Et plein d’argent. Et j’étais là, à marcher dans la rue, et à acheter de la viande !
Kim admet qu’elle séduit des fans de toutes sortes. De tous les types, de tous les âges, mais principalement un public jeune, car ils ont moins de complexes sur ce qu’ils sont censés aimer ou pas. L’une des explications évidentes de cette très large audience est le fait que c’est son père qui écrit les paroles. D’un côté elles parlent bien aux adolescents. D’un autre côté, on peut y détecter l’expérience d’une personne de 40 ans si on lit entre les lignes. Cependant, vu que Kim n’a que 20 ans, ne serait-elle pas mieux placée pour parler aux jeunes ?
Je suis capable de m’exprimer, mais je ne dirais pas que c’est meilleur que mon père. Peut-être que ce serait mieux parce que ça viendrait vraiment de moi, mais j’aime chanter les paroles qu’écrit mon père. Il a souvent un point de vue sur les choses auquel je n’aurais peut-être pas pensé. J’adorerais écrire mes textes, mais pour l’instant je laisse cette tâche à mon père.
Kim admet avoir écrit un certain nombre de choses, mais ne semble pas être très sûre d’elle à ce sujet.
Kim : J’ai écrit beaucoup de poésie, principalement sur l’amour et mes petits amis.
Elle masque son embarras par une nouvelle longue quinte de toux.
Kim : C’était quand j’avais 16 ans ! Les textes que j’écris maintenant n’ont pas de rime, ou quoi que ce soit dans le genre. Ce sont des lignes et des lignes de prose. C’est vraiment horrible ! Cela ressemble à des confessions intimes. C’est un peu trop explicite. Ce n’est pas assez soigné. Pas assez subtil. Un peu trop direct. Je pense qu’il va falloir que je sois moins spontanée, que je prenne plus de recul. C’est nécessaire pour écrire des chansons Pop. J’ai vraiment beaucoup de respect pour les gens qui savent le faire.
Je lui demande alors ce qu’elle fait de son temps libre, et elle me donne des réponses très variées. Elle voyage fréquemment à l’étranger pour faire la promotion des singles, ce qui lui plaît parce qu’elle rencontre toujours beaucoup d’autres chanteurs Anglais – Bryan Ferry, Sting, du groupe The Police, Kirsty MacColl, pour n’en citer que quelques-uns. Elle sort de temps en temps dans les clubs Londoniens pour aller voir des groupes comme Tenpole Tudor et Havana Let’s Go !
Kim : J’aime aller voir par moi-même, au lieu de m’entendre dire ce qui est bien ou pas.
Pour le reste, elle aime sortir avec quelques amis, acheter des vêtements au marché de Kensington, faire l’actrice, danser, écrire, chanter, jouer… faire des décorations florales !
Kim : J’aime tout ce qui touche à la création ! Dès qu’il faut un peu d’imagination, je suis là. Je suis là, et j’ai de l’imagination ! (répète-t-elle avec un plaisir évident, tapant du point sur le bras du sofa, et prenant une voix comme dans une publicité à la télévision).
Le rythme de sa vie semble s’être calmé.
Kim : Eh bien, quand nous avons commencé, nous étions toujours en train de parcourir l’Angleterre d’une station radio à l’autre, pour me faire connaître de tous. Aujourd’hui tout le monde me connaît, la plus grande part du travail a été faite. Mais c’est amusant. Je me trouve rarement dans des situations où je me sens être une star. Cela me surprend toujours énormément. Quand je regarde l’émission Top of the pops et que je vois des gens comme Depeche Mode, eux ressemblent à des Pop-stars, et pas moi.
Mark Ellen : Peut-être ressentent-ils la même chose à votre égard ?
Kim : Ouais. Probablement. C’est probablement le cas pour tout le monde. Cela dépend à quel point on est dans son  » délire de star « . Cela dépend à quel point on aime sortir dans des clubs à la mode, être reconnu, et s’éclater au milieu d’une foule de types branchés. Je ne sais pas.
Elle secoue la tête.
Kim : Je me méfie beaucoup de tout cela.
Lorsqu’on lui demande le but qu’elle cherche à atteindre dans l’industrie de la musique, elle se penche en arrière et regarde dans le vide.
Kim : Je présume que vous êtes en train de penser que si je continue à avoir autant de succès, alors – c’est un cliché – le monde m’appartiendra. Mais je serais heureuse de m’y faire une jolie petite place, tout simplement. (Continue-t-elle d’un air rêveur).
Kim : Avec un piano, beaucoup de disques, et un lit douillet. Et des tortues. Comme celles que nous avons vues au studio-photo cet après-midi. Et je mènerais une vie terriblement studieuse…
Elle prend un accent érudit.
Kim : Je me vois bien assise au bureau, lampe allumée, en train de lire un livre du genre très éducatif, un crayon à la main, prenant des notes de temps en temps. Et puis faire un peu de peinture en fin de soirée. Puis m’asseoir devant la cheminée avec un grand verre de cognac…
Mark : Toute la vie ?
Kim : Non ! Une seule soirée. Je ne pourrais pas tenir longtemps comme ça ! (Fin de l’interview).

Le 18 novembre, Kim a passé un très bon moment pour son 21ème anniversaire, célébré par une fête dans une superbe maison voisine. Ses propriétaires sont de bons amis de Kim et ils ont aimablement consenti à prêter leur belle maison pour divertir les invités de Kim. Le cadre était idyllique, avec des armures qui décoraient les murs et quelques-uns des invités étaient vêtus d’habits médiévaux. La soirée a été très réussie et valait bien le travail que Kim a fourni pour l’organiser.

kim wilde fan club décembre 100Le deuxième magazine Kim Wilde Fan CLub News sort Le 1er décembre.

Le 2 décembre, Kim apparaît sur la chaîne de télévision A2 dans l’émission C’est du spectacle où elle interprète Chequered Love, puis elle est interviewée par Thierry Le Luron.

otto1981Le 17 décembre, Kim est à nouveau invitée dans l’émission Allemande Musikladen. Elle interprète Cambodia, puis rejoint l’animateur de télévision et Shakin’ Stevens (qui vient de recevoir un trophé d’or pour le prix du meilleur chanteur de l’année). Kim reçoit alors un disque d’or pour son premier album Kim Wilde, et un Otto Walh d’or pour le prix de l’artiste féminine de l’année la plus populaire (ex-aequo avec Olivia Newton-John). C’est le magazine Bravo qui organise la cérémonie de remise de prix, et ce sont les lecteurs qui ont voté (plus de 48000 votes rien que pour Kim !).

Ainsi, l’année 81 se passe rapidement pour Kim. On attendait certes un succès, mais pas un tel triomphe. L’équipe qui l’entoure est rapidement dépassée, et doit faire face à la demande sans cesse grandissante. Tout le monde veut l’avoir. Qu’il s’agisse de la télévision, des radios, ou bien des journaux, c’est à ceux qui seront les premiers à faire paraître ou montrer Kim en train de chanter ou donner ses petits secrets de beauté.

Il était une fois… 1982